Les Azulejos

Ils sont très nombreux au Portugal et font partie de la culture portugaise. Ils représentent un ensemble de pierres polies en carreaux de faïence qui assemblés les uns à côté des autres forment un panneau mural. Ces carreaux peuvent aussi bien représenter des figures géométriques que des représentations figuratives.

De couleur bleue, ces fameux carreaux recouvrent murs, bâtiments, églises, fontaines et palais. Si le Portugal est surnommé « le pays bleu » d'abord pour son océan et son ciel, c'est également et avant tout grâce à cet art « azulejaria » qui habille le Pays. Les endroits les plus mythiques du Portugal où vous pourrez voir des azulejos sont la gare de Porto, la chapelle de Sao Lourenço, le Palais des Marquis de Fronteira et dans son propre musée à Lisbonne.

Le Fado

Ce chant typique accompagné par des instruments à cordes pincées et notamment la guitare, incarne la mélancolie et la tristesse. Le chanteur de Fado, célèbre des thèmes autour de la nostalgie tels que l'amour perdu ou impossible, le passé et la mort, le chagrin … Vous serez surpris de son pouvoir de réveiller et libérer votre émotivité. Le mot Fado provient du latin Fatum et signifie « Destin ». Le destin d'un peuple sensible et nostalgique de son passé, épris de valeurs morales.

Ce genre musical serait apparu dans les années 1820-1840 à Lisbonne mais son origine pure reste incertaine. Certains pensent qu'il proviendrait des chants entonnés par les marins portugais, d'autres préfèrent lui attribuer des influences d'un mélange de musiques brésiliennes et africaines. La première chanteuse à se faire une renommée dans les années 1850 est Maria Severa. Le Fado connait ensuite plusieurs variantes, les plus célèbres sont le Fado de Coimbra et le Fado de Lisboa.


Les calcadas portugaise

Ceux qui connaissent le Portugal savent, que dès que l’on traverse la frontière, on marche sur des trottoirs et des terrasses qui ont de drôles de décorations. Ces chaussées typiques du Portugal, que l’on appelle « calçadas », sont faites de petits blocs de pierre en forme de cube que l’on assemble de manière à former des motifs.

Les pierres retirées des carrières de calcaire ou de basalte locales, dont les couleurs peuvent être noir, gris, bleu ou beige, seront la base de ce travail artistique. Elles sont ensuite cassées et taillées de façon à pouvoir être utilisées pour les travaux de revêtement de rues piétonnes, de places ou de trottoirs. Certains de ces assemblages sont même considérés comme des oeuvres d’art (sur lesquels on marche sans trop y prêter attention).

Certains disent que la tradition remonterait aux mosaïques des romans. Quoiqu’il en soit, cet art de rue attire de plus en plus de visiteurs qui se plaisent à admirer les chaussées décorées dont les ornements peuvent être géométriques ou la plupart du temps inspirés de la longue histoire que les Portugais ont avec la mer (vagues, caravelles, cordes, coquillages, animaux marins, etc..).

Les danses folkloriques

Tout d’abord, la danse culturelle portugaise se prénomme « rancho » en portugais. Cette tradition est née au Nord du Portugal à Viana do Castelo. Des groupes sont éparpillés dans le Portugal entier, mais aussi partout dans le monde. Il y a différentes danses, différents pas, et différentes tenues. On peut trouver des costumes qui représentent les paysans pauvres, mais aussi les marins, les pêcheurs, les mariés et les lavandières.

La danse au Portugal occupe une place importante, tout particulièrement en ce qui concerne les danses traditionnelles et folkloriques. Il existe une multitude de danses traditionnelles remontant à la nuit des temps, et variant selon les régions et les différents villages. Les plus anciennes de ces danses font généralement partie de rituels effectués au cours de cérémonies religieuses où de célébration d'un évènement comme la récolte d'automne, l'arrivée du printemps. Elles sont étroitement liées aux activités typiques communes telles que la plantation, la récolte, la pêche et la chasse. La région de Minho est riche en danses traditionnelles, dont les plus importantes sont la vira, la cana verde et le malhão. Ce qui ressort particulièrement de ce folklore en plus de la danse, sont les costumes des dames aux couleurs variées ainsi que leurs accessoires.


Les touradas

Au Portugal, la mise à mort en public est en droit depuis 1928. De ce fait, la corrida à pied n'y est que marginale, la corrida à cheval constituant l'essentiel de la tauromachie portugaise. Elle est similaire à son homologue espagnole, qu'elle a d'ailleurs inspirée.

À la différence de la corrida espagnole pédestre, la « tourada » (corrida) portugaise compte le plus souvent trois cavaliers, qui affrontent chacun un touro. « Si l'interdiction de mise à mort publique du taureau apparaît bien comme une exception remarquable en terre de corridas, la loi n'en a pas totalement débarrassé les traditions taurines portugaises. La Manifestation la plus remarquable d'une résistance à voir le jeu taurin se terminer par la mort ne trouve pas meilleure expression que la polémique d'envergure nationale à propos de l'exception culturelle qui malgré l'interdiction, avait l'habitude de tuer les taureaux à l'issue des corridas

Le coq Barcelos

Il est une petite ville située au nord du Portugal, non loin de Braga qui se nomme Barcelos. Un jour, dans cette ville un crime eu lieu. On ne connaissait ni la raison ni le suspect. Certains parlent d’argenterie volée, on ne sait plus très bien. Mais à l’époque un pèlerin se rendant à Saint-Jacques de Compostelle, fut soupçonné par les habitants et un juge le condamna sans preuve, à être pendu.

L’accusé implora « Notre Dame », qu’elle fasse un miracle pour prouver son innocence. On le conduisit à la potence, mais il demanda à revoir le juge qui l’avait condamné. Son vœu fut exaucé. Le magistrat était en plein banquet avec quelques amis. L’accusé affirma de nouveau son innocence et devant l’incrédulité des assistants, il montra un coq rôti qui était sur la table et s’exclama: « il est aussi sûr que je suis innocent, qu’il est sûr que ce coq chantera au moment où on me pendra ». Qu’on le pende dit le juge.

Au moment où le pèlerin allait être pendu, le coq rôti se dressa sur la table et chanta. Personne ne douta plus de l’innocence du condamné. Quelques années plus tard il revint à Barcelos, où il fit ériger un monument en hommage à la Vierge et à Saint Jacques. Le coq de Barcelos est alors devenu un symbole de foi, de justice et de chance qui s’étendit à la région de Barcelos puis au Portugal tout entier.


La pêche

La pêche traditionnelle au filet, activité villageoise à l’échelle artisanale se pratique sur des zones à faible profondeur. Autrefois, les barques, également appelées moliceiros, étaient tirées dans l’eau par des boeufs. Aujourd’hui, c’est un tracteur qui les remplace. La barque tire le filet à moins d’un kilomètre du rivage, avant de revenir. Le filet est ensuite progressivement tracté par un enrouleur, la corde étant soigneusement disposée manuellement. A l’issue de l’opération, près de 300 kilos de poissons seront triés sur la plage, à peine sortis du filet.